ANNAPURNA MANDALA TRAIL VIII
Népal – Himalaya – 11 au 28
avril 2008
Annapurna
L’Annapurna (8.091 m) est un sommet himalayen qui tient
une place particulière dans le cœur des Français puisqu’il fut conquis par
les alpinistes Maurice Herzog et Louis Lachenal le 3 juin 1950. Ce jour-là,
à 14 heures, un homme vainquait pour la première fois un sommet de plus de
8.000 mètres. De nos jours, cette montagne est la moins fréquentée des dix
« 8.000 » que compte le Népal. Peut-être parce qu’à la fin de 1993, des 93
expéditions s’étant engagées dans la conquête de l’Annupurna I, seulement 78
alpinistes avaient atteint leur objectif et 45 y avaient trouvé la mort.
Cinq sommets composent le massif de l’Annapurna :
Annapurna I (8.091 m), Annapurna II (7.937 m), Annapurna III (7.855 m),
Annapurna IV (7.525 m) et Annapurna Sud (7.279 m). Une cinquantaine d’autres
cimes font partie de ce gigantesque ensemble montagneux avec notamment le
Varahashikhar (7.847 m), le Gangapurna (7.485 m), le Khangsar Kang (7.485
m), le Tilicho Pic (7.134 m), le Nilgiri Nord (7.061 m) et le majestueux
Machhapuchhare (6.993 m).
L’Annapurna Himal n’est pas le seul massif de la région.
A l’Est, c’est le Manaslu qui se lève à 8.156 mètres. A l’Ouest, et ce n’est
pas nouveau, l’impressionnante chaîne des Dhaulagiris et son plus haut
sommet (8.167 mètres) barrent l’horizon. C’est dans cet univers d’exception,
au cœur du « Continent Montagne » ; l’Himalaya, terre d’aventure par
excellence, qu’aura lieu la cinquième édition de l’Annapurna Mandala Trail.

Picture: courtesy of Bruno Poirier
Mandala
Dans la philosophie bouddhiste, le Mandala est la
représentation symbolique de l’univers avec un centre et un cercle autour.
Ce diagramme est un support pour la méditation, synonyme d’éternel
recommencement, à l’image de la représentation du temps en Asie. Ou encore,
à l’instar de la recherche de l’absolu, de la perfection, une quête qui ne
trouve jamais ce qui n’existe pas. C’est donc à partir de l’idée du mandala
que la course a été conçue. L’Annapurna Himal sera le centre. Les chemins du
Camp de Base des Annapurnas à Marpha, en passant par le Nissang La, le
Tilicho Lake et le Mandala Pass en feront le tour. Le coureur n’est pas
immortel et dans ce sens, le cercle sera inachevé... Il y aura donc un début
une fin, un départ une arrivée et 350 kilomètres à parcourir entre 1080 et
5.400 mètres sur les “ Chemins du Ciel ”.
Trail
Bruno Poirier est le créateur de l’Annapurna Mandala
Trail. Il est également l’instigateur de Himal Race et de l’Everest Lafuma
Sky Race. « Chevalier du Vent » depuis 1992, il totalise à ce jour : 8.250
kilomètres à travers l’Himalaya Népalais, soit 284.000 mètres de dénivelé
positif et 278.500 mètres de négatif. En 1994, du 21 octobre au 1 décembre,
en compagnie de Paul-Eric Bonneau, il a traversé l’Himalaya d’Est en Ouest,
de Pashupatinagar à Mahakali, en serrant au plus près la plus haute chaîne
de montagne du Monde dans des conditions météorologiques difficiles... Au
terme de ces 40 jours d’effort, ils cumuleront 2.100 km et 55.000 mètres de
dénivelé positif. Lors de « l’édition zéro » de l’Annapurna Mandala Trail,
Bruno Poirier s’est classé 5e en 32 h 05’50 (290 km, + 12.250 m et – 11.950
m). En 2001, il a terminé à la 4e place en 38 h 36’07 (325 km, + 14.500 m et
– 13.500 m). En novembre et décembre 2001, il a relié en solitaire le Camp
de Base de l’Annapurna à celui de Sargamatha afin de reconnaître le parcours
de Himal Race. Durant ces 22 jours de course et de marche, il a parcouru
1.300 km en totalisant 45.000 mètres en positif et 44.000 mètres en négatif.
Lors de Himal Race version « compétition » à l’automne 2002 : 950 km, +
37.000, – 37.500 m en 117 h 32’37, il fut « ordonné » Chevalier du Vent, 4e
du Nom. Lors de l’Everest Sky Race 2003, il termina à la 5e place en 38 h
02’23 (205 km, +13.000 m, – 13.000 m). En novembre 2005, il s’est classé 3e
de l’Annapurna Mandala Trail en 43 h 07’53 (320 km, +12.500 m, –15.800 m),
l’édition jusqu’alors la plus difficile (neige, deux passages à plus de
5.000 m, 8 étapes au lieu de 10) depuis sa création en 2000. Et puis, il y a
la Mandala 2007... Une édition unique avec des étapes mytiques (Sama Gaon –
Larkya Bhanjyang – Dharapani) autour du Manaslu, dans la Vallée de Nar Phu
et entre le Tilicho Base Camp et Jomoson. Au terme des 292 km (+ 15.010 m –
12.710 m), Bruno Poirier s’est classé 4e… Mais loin, très loin, de Phu
Dorjee Lama Sherpa, le nouveau Seigneur de l’Anneau des Annapurnas.
Pour cette huitième compétition autour de l’Annapurna
Himal, Bruno Poirier a voulu que l’esprit trail de montagne soit réduit à
l’une de ses plus simples expressions terrestres : Courir d’un point à un
autre avec comme seule assistance, le contenu de son sac à dos. Et il ne
pourra en être autrement pour ceux et celles qui participeront à l’Annapurna
Mandala Trail.

Picture: courtesy of Bruno Poirier
Fiche technique course
Généralités
L’Annapurna Mandala Trail 2008 est organisé par Base
Camp Trek & Expéditions, agence népalaise basée à Kathmandu, au Népal. Le
directeur de course est Nil Gurung.
L’Annapurna Mandala Trail 2008 est ouvert aux hommes et
femmes âgés de plus 23 ans remplissant les six critères de sélection : 1.
Expérience de la course de montagne ; 2. Expérience de la course par étapes ;
3. Expérience de la haute altitude (4.800 m) ou test d’hypoxie en
laboratoire correspondant à une altitude de 5.000 m ; 4. Une performance
significative dans un trail, un raid ou une course en montagne ; 6.
Expérience de la course ou du raid en orientation (lecture de carte et
maniement d’une boussole).
La huitième édition de l’Annapurna Mandala Trail, qui
aura lieu du 11 au 28 avril 2008, retrouvera une « dimension » plus « humaine »,
par rapport à 2007 (292 km, + 15.010 m – 12.710 m en 9 étapes). L’AMT 2008
comptera huit étapes (260 km, +12.500 m et -13.870 m). Elle sera précédée de
quatre étapes en marche de liaison (80 km, + 4000 m, - 800 m) afin de
rejoindre le Camp de Base des Annapurnas, situé à 4.130 m, d’où sera donné
le départ de l’AMT 2008. Cette marche de liaison servira, également, de
phase d’acclimatation. Pour mémoire, le tracé de la Mandala 2008 (marche
liaison et compétition) correspond au début du parcours de Himal Race –
Annapurna Sagarmatha, qui s’est déroulé en 2002. Dans son final, la course
retrouvera le parcours de 2007 et passera par le Tilicho Lake (5.020 m),
l’Est Col (5.150 m) et le Mandala La (5.137 m). L’arrivée sera jugée à
Jomoson (2.750 m). Comme lors des autres courses organisées au Népal, le
concurrent pourra courir et marcher en utilisant des bâtons de trek avec le
souci de ne blesser personne. Le déroulement de chaque étape s’effectuera en
autonomie complète en lecture de carte avec un point de départ, un point
d’arrivée et un ou plusieurs points de contrôle suivant les étapes.
L’organisation, Base Camp Trek & Expéditions, se
réserve le droit de modifier le parcours si les conditions météorologiques,
un événement naturel, médical, politique ou de tout autre ordre l’imposaient.
A noter, également, que si l’altitude mettait en péril une grande partie des
coureurs de l’Annapurna Mandala Trail 2008, une étape de course pourrait se
transformer en jour d’acclimatation. A l’issue de la première étape, deux
groupes seront constitués : groupe 1 (du 1er au 20e ) et groupe 2 (du 21e au
40e) et deux départs seront programmés dès la seconde étape. A noter que la
constitution de ces deux évolueront au fil de la course puisque le
classement général au soir de chaque étape sera pris en compte afin de
constituer ces deux groupes.
Autour des Annapurnas, le seul moyen terrestre pour se
déplacer est la marche, il y a donc une vie locale et le coureur peut
demander de l’aide à la population. Bref, se perdre dans cette région est
difficile, sauf si on le fait exprès. Par contre, suivant l’option choisie,
on peut faire plus de kilomètres ou passer plus de temps à trouver son
chemin. Mais cette éventualité fait partie du charme des courses natures. A
noter que pour raisons de sécurité, la montée de Muktinath (3.800) à Thorong
Pass (5.416 m) se fera en marche de liaison (15 km). Lors de cette étape,
cinq heures seront rajoutées au temps de course entre le sommet du col et
l’arrivée à Khangsar. Le départ se fera au fur et à mesure de l’arrivée des
coureurs.
Une équipe technique de 30 personnes salariées et
employées par Base Camp Trek & Expéditions – agence népalaise basée à
Kathmandu, au Népal et organisatrice de l’Annapurna Mandala Trail 2008 –
s’occupera de l’organisation de la course. Cette équipe technique sera
divisée en plusieurs groupes qui seront disséminées sur le parcours et qui
s’occuperont du chrono-arrivée, chrono-pointage, de la réservation des
lodges (refuges, hôtels) et la confection du petit déjeuner et du repas du
soir (voir chapitre ravitaillements).
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Picture: courtesy of Bruno Poirier
Équipement obligatoire
Chaque concurrent à l’Annapurna Mandala Trail doit être
en possession d’un équipement obligatoire du départ jusqu’à l’arrivée. Un
contrôle des sacs sera effectué à Kathmandu, Machhapuchhare Base Camp,
Muktinath et Manang. L’absence d’un des éléments obligatoires qui doivent
composer dans le sac à dos de chaque concurrent entraînera une pénalité de 2
heures avec l’obligation d’avoir un équipement au complet avant de pouvoir
repartir.
Liste du matériel obligatoire pour chaque coureur : un
sac à dos, un sac de couchage (- 10 extrême), une couverture de survie, une
lampe frontale avec piles de rechange, un sifflet, un miroir, une pharmacie
de premiers soins contenant une bande, les médicaments personnels (le
coureur devra être capable de « s’auto-médicalisé » : en clair, il devra
posséder ses médicaments contre les infections courantes en Asie et en
montagne, les médicaments obligatoires (une liste sera fournie par
l’organisation), une gourde (s) ou une poche d’eau pouvant contenir deux
litres d’eau, un mousqueton, trois (3) mètres de corde (section 8 mm
minimum), une paire de crampons et une ration de survie de 2.000 Calories.
Les bâtons sont conseillés.
Pour le reste de l’équipement personnel, le participant
est libre d’emporter ce qu’il veut.
Pointages
Au départ de chaque étape, le concurrent devra se
présenter sur la ligne et dans le groupe qui lui aura été assigné la veille.
A l’arrivée de chaque étape le concurrent devra signer une feuille d’arrivée
près de l’heure d’arrivée (heures, minutes et secondes) que les
chronométreurs auront inscrit sur celle-ci. Durant chaque étape, le
concurrent a un point de passage obligé (point de contrôle) où il doit
signer une feuille de pointage en face de son heure de passage (heures et
minutes). En cas de non-passage et de non-pointage au point de contrôle, la
pénalité est de 2 heures, 4 heures ou 10 heures suivant les cas.
Charte Solidarité Coureur
Dans le cadre de l’Annapurna Mandala Trail 2008, une
charte de solidarité est en vigueur et l’assistance à coureur en danger est
obligatoire sous peine d’élimination. Tous les participants devront donc
connaître les bases du secourisme.
En cas de mal des montagnes, de malaise cardiaque, de
problèmes respiratoires, de chute avec séquelles et d’hypothermie, le
coureur en difficulté devra avertir la personne la plus proche. Si c’est un
participant, celui-ci devra rester près du malade et s’il est compétent lui
apporter des soins. Pour repartir, il lui faudra attendre l’arrivée d’un
membre de l’organisation. Le temps de son immobilité sera décompté.
Si un autre coureur arrive sur le fait, il devra
alerter l’équipe technique. Le temps de son aller/retour sera décompté et il
aura une minute de bonification par tranche de 5 minutes de course secours.
Le temps passé à secourir le participant en difficulté sera évalué par le
coureur lui-même. Les directeurs de course lui feront confiance.
Dans cette charte, la notion de respect, les uns vis à
vis des autres, est essentielle. D’autant plus que chacun est responsable de
l’autre. Et inversement. Le manque de courtoisie est donc passible d’une
pénalité.
Tout manquement ou interprétation abusive du contenu de
la charte sera néanmoins synonyme d’élimination directe et sans appel. Le
coureur éliminé sera exclu de la course et devra rejoindre Kathmandu par ses
propres moyens.
Mise hors course
Les médecins des postes de secours du parcours, de
l’hôpital de Manang et le directeur de course seront habilités à mettre un
concurrent hors course s’ils jugent que celui-ci n’est plus apte à supporter
l’effort demandé. Leur décision sera indiscutable et sans appel. A Kathmandu
(1.350 m), au Camp de Base du Machhapuchare (3.700 m) et à Muktinath (3.800
m), chaque concurrent à l’Annapurna Mandala Trail sera soumis à un check-up
complet. Si lors du contrôle médical au Camp de Base du Machhapuchare (3.700
m) et à Muktinath (3.800 m), il est atteint par le mal des montagnes, dans
un état de fatigue avancé ou psychologiquement trop faible, il ne sera pas
autorisé à poursuivre la course.
Chaque année, la montagne tue au Népal de simples
marcheurs qui n’ont pas respecté les règles de l’effort en altitude. Le
coureur de l’Annapurna Mandala Trail va se déplacer deux à trois fois plus
vite qu’un marcheur et atteindre rapidement l’altitude critique du mal des
montagnes (3.500 m).
Chacun l’aura donc compris, au Camp de Base du
Machhapuchare (3.700 m) et à Muktinath (3.800 m), il faudra être dans une
forme optimale pour aller plus loin. En effet, il ne sera pas question de
faire partir un concurrent si ses capacités physiques sont altérées. Si son
état nécessite une évacuation rapide, elle se fera par hélicoptère. Cette
évacuation est prise en charge par l’assurance sauvetage en montagne à
l’étranger par hélicoptère que le concurrent aura souscrit avant son départ.
Si le concurrent n’est que légèrement atteint, il sera raccompagné jusqu’au
point d’évacuation par l’organisation, comme ce fut le cas en 2000, 2001,
2003 et 2007. A noter qu’en 2004 et 2005, les 39 coureurs au départ ont tous
été classés.
Au Camp de Base du Machhapuchare (3.700 m) et à
Muktinath (3.800 m), chaque défaillance sera étudiée. Après et suivant
l’endroit où le concurrent est mis hors course, s’il est impossible de
prévenir les secours, son rapatriement se fera vers la route ou l’aérodrome
les plus proches en marchant, sur un mulet ou à dos d’homme. L’évacuation
par hélicoptère ne sera alors possible que dans un délai optimal suivant
l’endroit où le concurrent est mis hors course.

Picture: courtesy of Bruno Poirier
Pénalités et élimination
Tout manquement ou interprétation abusive du contenu de
la charte « Solidarité Coureur » sera synonyme d’élimination directe et sans
appel. Le coureur éliminé sera exclu de la course et devra rejoindre
Kathmandu par ses propres moyens.
Sept autres situations peuvent entraîner des pénalités
de temps pouvant mener jusqu’à l’ultime sanction en cas de récidive : 1.
L’absence d’un des éléments obligatoires qui doivent composer l’équipement
de chaque concurrent à l’Annapurna Mandala Trail (2 heures pour chaque
élément manquant avec l’obligation d’avoir l’équipement complet imposé par
l’organisation avant de repartir) ; 2. Le fait de dissimuler les sponsors
officiels de l’Annapurna Mandala Trail figurant sur les dossards (2 heures) ;
3. En cas de non-passage et d’absence de pointage aux différents points de
contrôles (2, 4 ou 10 heures, suivant les cas) ; 4. Le non-respect des
consignes du directeur de course (4 heures) ; 5. L’assistance terrestre (6
heures), hormis celle apportée par l’un des concurrents ; 6. Le non respect
de l’environnement et de la population locale (élimination directe), voir le
chapitre « Objectifs de la déclaration de Kathmandu. » ; 7. Le non respect
des conditions imposées lors de la marche de liaison (élimination directe).
Pour le reste, le coureur est un sportif adulte et responsable.
Aucun temps limite ne sera imposé au concurrent, mais
pour des raisons de sécurité, il devra cependant terminer chaque étape une
heure avant la tombée de la nuit, c’est à dire vers 17 heures. En cas
d’arrivée tardive, pas de pénalité et si son état physique le permet, il
pourra repartir le lendemain matin.
Objectif de la Déclaration de
Kathmandu
 |
Protéger de façon efficace l’environnement
montagnard, sa flore, sa faune et
ses ressources naturelles. |
 |
Réduire l’impact négatif des activités de l’homme. |
 |
Respecter l’héritage culturel et la dignité des
populations locales. |
 |
Stimuler les activités restaurant et réhabilitant
le monde de la montagne. |
 |
Encourager le contact entre montagnards de pays
différents dans l’amitié,
le respect mutuel et la paix. |
 |
Diffuser l’information et l’éducation pour
améliorer les rapports entre l’homme et son environnement. |
 |
N’utiliser que des technologies respectant
l’environnement pour les besoins d’énergie et l’élimination des déchets. |
 |
Soutenir les pays de montagne en voie de
développement, dans le souci de la conservation de l’environnement. |
 |
Elargir l’accès aux régions de montagne, sans frein
de nature politique. |
Ravitaillements
Pendant la course, le concurrent est autonome et il
doit gérer sa nourriture et son eau. Il peut faire ses provisions avant le
départ ou se ravitailler en course. Hormis le tronçon Phedi - Muktinath, il
traverse un village toutes les 30 minutes. En restauration rapide, il
trouvera des biscuits, des barres et des tablettes chocolatées, ou encore un
dal-bat, riz aux lentilles, entre 10 et 12 heures.
L’eau n’est pas un problème. On en trouve dans chaque
village et compte tenu des ruisseaux, torrents et rivières traversés, l’eau
est au bord des lèvres toutes les 15 minutes au minimum. Cependant, il faut
la traiter au Micropur avant de la consommer (une pastille pour un litre
d’eau). De ce fait, il y a une heure d’attente pour la boire sans risque.
L’idéal est donc une ceinture double-bidons. Pendant que l’un est en période
d’épuration, l’autre est buvable. Il est également possible d’acheter l’eau
en bouteille, mais à ses frais : de 30 à 120 roupies (0,50 à 2 euros) le
litre suivant l’altitude.
Pendant les dix jours de l’Annapurna Mandala Trail,
l’organisation s’occupe du logement, du petit-déjeuner et du dîner. Le repas
du midi est par contre à la charge du concurrent. Prévoir 300 roupies (5
euros) par jour. A noter que hormis le thé, toutes les autres boissons,
consommées par le coureur (eau en bouteille, soda, bière...) sont également
à sa charge.
L’équipe technique
Elle est composée de 30 personnes et divisée en cinq
équipes. L’équipe numéro un, où se trouve le directeur de course et les
personnes qui ferment la course est en permanence avec le peloton. Les
quatre autres équipes sont disséminées sur le parcours et s’occupent du
chrono-arrivée, chrono-pointage, de la réservation des lodges (refuges,
hôtels) et la confection du petit déjeuner et du repas du soir. A noter que
le repas du midi est à la charge du coureur. Prévoir environ 300 roupies (5
euros) par jour de course.
Les 30 autres personnes qui composent l’équipe
technique sont salariées et elles se déplacent en marchant. Elles précèdent,
accompagnent ou suivent l’évolution des coureurs.
Le coureur-secouriste se déplace en courant. Il a un
dossard et il est considéré comme concurrent. Idem pour le photographe de la
course. Cette personne est un bénévole et elle chronomètre son temps de
course, stoppant et démarrant son chronomètre si elle doit s’arrêter pour
intervenir médicalement ou réaliser des photos des concurrents. C’est donc
son temps de course effective qui est pris en compte à l’issue de chaque
étape pour établir le classement.
Nota
Le programme marcheur de l’Annapurna Mandala Trail
n’est pas une compétition, même si certaines journées sont longues.
L’objectif est d’offrir le maximum de paysages et de points de vue sur
l’Himalaya. Tout comme le coureur, le marcheur a un dossard, afin de passer
tous les points de contrôle et les postes de police. A noter que le marcheur,
contrairement au coureur, ne porte que très peu de choses dans son sac à la
journée. Le marcheur est encadré par une équipe de Base Camp Trekking &
Expéditions (guides et porteurs). La majeure partie de son équipement est
porté (10 kilos au maximum) par un membre de l’équipe Base Camp.